Paul ARIES - Site Officiel

16 juin 2012

Un site pour inviter à l’insurrection des existences

 

 

 

Retrouvez chaque mois         

Paul Ariès dans le Mensuel Les Zindigné(e)s

 

                                 contact : paul.aries@laposte.net

compte twitter : .........@paularies7

 

 

Toute l'actualité du nouveau livre choc de Paul Ariès

La face cachée du pape françois (Max Milo)

sur

https://lafacecacheedupapefrancois.wordpress.com/

ou

http://lesdessousdupape.canalblog.com/

Politis du 2 juin parle du livre de Paul Aries

         

        Paul Ariès invité de Lyon-Capitale et de TLM

 

 


 Bien vivre et nouveau projet politique

 « Buen vivir », vie bonne, jours heureux, vie pleine ...autant de nouveaux gros mots pour dire la nécessité de penser et d'organiser autrement les chemins de l'émancipation. Il n'est pas indifférent que ce renouveau vienne d'abord des pays du Sud avec notamment ce qu'on nomme l'écologisme des pauvres. Nous aimons bien les milieux populaires, les gens ordinaires, les gens de peu, mais ceux d'avant ou ceux d'ailleurs, pas ceux d'ici et de maintenant. Les milieux populaires ont pourtant un bilan écologique bien meilleur que celui des enrichis et de la plupart des écolos. Non pas d'abord parce qu'ils manqueraient de moyens financiers mais parce qu'ils ont d'autres modes de vie, d'autres façons d'agir, de penser, de rêver... C'est ce que nous avons montré lors du Premier Forum mondial de la pauvreté coorganisé avec nos amis d'Emmaüs Lescar-Pau et des dizaines d'ONG et mouvements.

Jacques Séguéla clamait que si à 50 ans on a pas de Rolex on a raté sa vie….
J'ai 56 ans et toujours pas de montre de luxe...tout simplement parce que je n'en ai pas envie.

Les dominants ne parviennent même pas à penser qu'on puisse avoir d'autres désirs qu'eux !

C'est pourquoi les gens ordinaires pourront sauver la planète parce qu'ils ne sont pas des riches sans argent, ils ont une autre richesse, d’autres rapports au monde.

Ce dont nous avons besoin ce ne sont pas de nouveaux motifs de mécontentement car le réquisitoire contre le capitalisme est devenu si lourd qu'il finit par nous assommer, ce dont nous avons besoin c'est d'assumer pleinement une double mutation, celle de l'antiproductivisme et celle du Bien vivre, ce dont nous avons besoin c'est d'un projet qui sache être du côté des forces de vie, qui ait compris en quoi les logiques mortifères et les nécrotechnologies nous éloignent toujours plus des Jours Heureux, ce dont nous avons besoin c'est d'en finir avec l'acceptation des passions tristes, celles du capitalisme mais aussi celles des fausses alternatives comme jadis les « socialismes réels » et aujourd'hui certains courants réactionnaires de l'écologie et de la décroissance.

Je ne crois plus aux lendemains qui chantent parce que je veux chanter au présent.

La planète est déjà bien assez riche pour permettre à huit milliards d'humains de vivre bien.

L'ONU ne cesse de le dire : avec 40 milliards de dollars par an pendant 25 ans on règle le problème de la faim dans le monde ; avec 80 milliards de dollars par an toujours pendant 25 ans on règle la question de la grande pauvreté !

Budget de l'armement : 1600 milliards de dollars... marché publicitaire : 800 milliards... Produit international criminel : 1000 milliards de dollars

Gaspillages alimentaires nord-américains : 100 milliards de dollars par an...

soit trois fois ce qui serait nécessaire pour régler le problème de la faim

 

La gauche productiviste c'est le stalinisme

Un article de Paul Ariès sur le site des Cahiers de l'histoire

https://chrhc.revues.org/4926

 

En finir avec la centralité du travail

 

Des actes chemisophobes

Edito du mensuel Les Zindigné(e)s de mai 2016
J’aimerais vivre dans un monde sans violence où n’existerait plus ni appauvris ni enrichis, ni dominants ni dominés, ni
sexistes ni racistes, ni dieu ni maître ; j’aimerais vivre dans un monde sans violence où la politique ne consisterait plus
à définir qui sont ses amis et sesnnemis mais à inventer de nouveaux communs et à se souvenir du temps où la lutte des
classes menée par les puissants contraignait parfois les « sans droits » et les sans-voix à réagir à la violence des bourgeois.
Mais nous sommes en 2016 et le capitalisme menace toujours la vie de milliards d’humains avec le soutien de ceux qui
ont choisi d’être ses chiens de garde qu’ils soient de grands managers d’entreprise comme Air France ou des idéologues
en vogue comme Finkielkraut, Onfray, Zemmour, Levy. Avant de compatir avec Xavier Broseta, le directeur des ressources
humaines d'Air France dont la chemise avait été arrachée par des salariés en colère lors d'une réunion annonçant un plan
de « restructuration » menaçant 2.900 postes ou avec Alain Finkielkraut, expulsé de la place de la République sous la
protection de la « commission sérénité » (service d’ordre) du mouvement Nuit Debout, j’aimerais que l’on prenne le temps
de s’interroger sur le statut de la violence dans la société. Norbert Elias avait certes raison d’écrire que notre société
moderne devient toujours plus intolérante à l’égard de la violence mais il faudrait ajouter que cette intolérance
concerne d’abord la contre-violence des dominés et exploités.
La violence du système se porte très bien au contraire : violences économiques, violences policières, violences racistes
et sexistes, violences idéologiques… Nous en avons eu une démonstration lors du face à face entre le délégué syndical
CGT de Continental et Pujadas qui voulait contraindre l’ouvrier à s’excuser pour la contre-violence collective
commise lors d’une grève. Xavier Mathieu avait cloué le bec à ce présentateur : « Vous plaisantez j’espère ? On regrette
rien ! ».
J’ai choisi - à l’occasion de la publication de l’essai de Maxime Vivas : Les déchirures, éd. Golias - de nommer
métaphoriquement « actes chemisophes » tous ces actes de contre-violence qui ne sont que les symptômes d’une
asymétrie structurelle entre la violence des dominants plutôt bien tolérée et la contre-violence des dominés. Nous sommes,
aux Zindigné(e)s, du côté des actes chemisophes, dès lors que cette part de violence ne relève pas d’une violence destructive
mais créative, d’une violence constructive même de l’identité de classe de ceux qui souffrent. Cette violence sert ainsi à
tracer une frontière entre Eux et Nous, entre « ceux d’en bas » et « ceux d’en haut » qui profitent de ce système inique.
Le philosophe Walter Benjamin distinguait une « violence divine » qui instaure un droit nouveau (celui des dominés) et
une violence conservatrice qui entretient le cercle vicieux de la domination avec parfois le soutien de l’Etat. Le danger existe
certes toujours d’une violence « dépolitisée », d’une violence spectaculaire, d’une violence existentielle, d’une « violence
sauvage » car sans objet, non pas parce qu’il manquerait de motifs de révolte mais parce qu’elle laisserait échapper
sa cible, les véritables responsables de la détresse sociale.
Baudrillard aide aussi à comprendre ces violences infécondes lorsqu’il oppose des violences ludiques, idéologiques, sacrées à
des violences qui restent structurellement liée à la société de consommation et à son cortège de névroses. Nous soutenons
avec Labica qu’on ne voit pas comment les dominés, même dans nos sociétés d’abondance, pourraient imposer leur
pouvoir, ou même leur association au pouvoir, sans recourir à une contre-violence qui leur est imposée par le système
lui-même. Labica, anticipant sur les mésaventures de tous les Finkielkraut, ajoutait que la pression médiatique que ces
chiens de garde du système font peser sur nos consciences « est une violence qui sert à occulter la violence du système ».
On voudrait nous faire croire que cette contre-violence serait aujourd’hui telle qu’elle deviendrait insoutenable alors que
rarement dans l’histoire les dominés ont été si peu violents envers leurs maîtres et les laquais qui les servent. Les
conflits sociaux de jadis étaient bien plus violents que ceux d’aujourd’hui. Il fut un temps où les intellectuels engagés ne
reculaient pas d’effroi devant le caractère nécessairement violent de certaines situations historiques. Ainsi Sartre, dans
le contexte des guerres coloniales écrivait : « Le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les
armes (…) il faut rester terrifié ou devenir terrible. L’arme du combattant, c’est son humanité, car, en le premier temps
de la révolte, il faut tuer ; abattre un européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un
oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. » Guevara appelait à se lever pour « entonner
des chants funèbres dans le crépitement des mitrailleuses » et Fanon invitait à comprendre la violence sans la justifier
comme une fin en soi. Labica a donc eu raison de réhabiliter philosophiquement et politiquement la violence libératrice,
celle qui permet de s’attaquer au capitalisme et d’inviter à comprendre les manifestations de violence réactionnelle,
y compris dans leurs formes les moins sympathiques. Nous savons aux Zindigné(e)s que la violence ne tiendra jamais lieu
de politique et que la violence des opprimés peut se révéler contre-productive, mais, de grâce, cessons de confondre les
victimes et les complices du système. La droite et l’extrêmedroite se sont émus pour le sort de Finkielkraut. L’académicienphilosophe
abonné à presque toutes les émissions a brouillé selon son habitude les catégories de la pensée en expliquant
« qu’on a voulu purifier la place de la République de (s)a personne » permettant ainsi au site Atlantico de parler de
son exclusion comme un acte antisémite caractérisé. Quant à Michel Onfray, s’il a prouvé, une fois de plus, son
manque de sérieux (en reprenant la légende du crachat qui aurait pollué le visage de Finkielkraut alors que les copains
d’ACRIMED ont su rétablir la réalité des faits), il a prouvé aussi dans quel camp il se range désormais en tenant des
propos odieux contre les participants au mouvement Nuit Debout en osant établir un parallèle entre le crachat (dont fut
victime en réalité un journaliste) et le tatouage des déportés par les SS (Nuit Debout serait-il un mouvement nazi ?) et en
profitant de la mésaventure de Finkielkraut pour vomir sa haine de toutes les révolutions, à commencer par celle de
1789-93 et de Robespierre : « Ce crachat porté sur sa joue, comme le tatouage porté sur l’avant-bras de ses parents, m’a
fait honte, terriblement honte, plus que terriblement honte (…) « salaud », « facho », « dehors », « dégage », le tout hurlé,
vociféré, beuglé sur le ton qui fut assez probablement celui des premiers révolutionnaires qui coupaient au couteau les
têtes de ceux qui ne leur revenaient pas afin d’accélérer la venue de la fraternité. Quelque temps plus tard, le couteau
de ceux-là était remplacé par le rasoir de la guillotine. C’était le temps venu de Robespierre. Il existe aujourd’hui
des prétendants robespierristes à la relève. » Onfray-pseudolibertaire. Onfray-Thermidor

 

 

 

 

 

L’ubérisation cache sexe de la marchandisation

Edito des Zindigné(e)s avril 2016

La grande peur des patrons ne serait plus la victoire prochaine des « rouges » mais la perspective de se retrouver un beau matin ubérisés comme de vulgaires taxis. La crise de 2007 a joué comme un catalyseur de tendances profondes permettant au capitalisme de mettre la main sur une économie qui aurait pu être alternative en dépassant des expérimentations comme les SEL, les Accorderies, les AMAP…

L’ubérisation avance masquée en se présentant comme une économie collaborative (le capitalisme a toujours aimé voler nos propres mots) qui consisterait à augmenter l’utilisation de certains biens en les « partageant » avec d’autres. On voit fleurir les sites qui proposent de louer une chambre dans son appartement, de prendre son repas chez un particulier, de lui louer son appareil photo, de covoiturer avec lui moyennant finances, de lui vendre des produits de son potager, etc. Cette nouvelle économie dite collaborative permettrait de donner de quoi vivre mais aussi des raisons de vivre aux 212 millions de sans-emploi (+ 34 millions depuis 2007), car, comme le clame Macron, il serait plus facile de trouver un client qu’un patron (sic). Cette pseudo économie collaborative se veut super sociale (récréation de lien social) et super écolo (économie de proximité et partage ou recyclage des produits usuels). Les plateformes collaboratives proposent donc de changer la vie, de se passer d’intermédiaires selon le principe coopératif et d’assurer la transition écologique. La réalité est moins reluisante puisque cette nouvelle étape du capitalisme étend davantage encore la sphère de la marchandise et pousse chacun d’entre nous à fonctionner comme une entreprise maximisant son profit et minimisant ses coûts. Les études d’opinion montrent que l’enfer est bien pavé des plus belles intentions. Exit la solidarité et les projets d’une transformation écosocialiste de la société : 77 % des « clients » expliquent que c’est une façon d’augmenter leur niveau de vie, 66 % de trouver de bonnes affaires, 55 % de payer moins cher, 30 % de consommer mieux. Cette pseudo économie collaborative n’est d’ailleurs pas spécifiquement juvénile sauf pour certains services comme le co-voiturage payant qui a remplacé le bon vieux stop et les sites de covoiturage gratuits aujourd’hui menacés de disparition (avec toujours la même argutie que le caractère marchand sécuriserait la transaction). Cette pseudo économie collaborative n’est même pas le bon vieux système D des milieux populaires (qu’elle menace même en réduisant les produits autrefois donnés à Emmaüs mais qui peuvent désormais être vendus grâce à des plateforme Internet). Chacun devient un peu marchand et considère sa vie comme un capital à valoriser. Les adeptes de cette nouvelle économie appartiennent aux classes aisées (les ménages avec plus de 6000 euros mensuel selon le rapport au, gouvernement), aux couches moyennes, aux bobos pseudo écolos mais vrais libéraux-libertaires… Cette discrimination sociale n’est ni accidentelle ni provisoire car cette pseudo économie collaborative est à l’opposé des véritables modes/styles de vie populaires puisqu’elle suppose de posséder des objets à louer, des logements suffisants, des espaces de stockage, une épargne proposable sur un site collaboratif, mais elle requiert aussi des prédispositions commerciales, un rapport à l’argent antipopulaire par excellence. Les milieux populaires pratiquent l’entraide et le (contre)don mais bien peu le marché. Les milieux populaires seront bien les grands perdants de l’ubérisation rampante !

 

Les penseurs de cette pseudo économie collaborative ont même inventé un nouveau gros mot pour dire cette extension du capitalisme au sein de nos vies : nous serions toutes et tous des « prosommateurs » (mi-consommateurs mi producteurs), reléguant ainsi définitivement la lutte des classes au musée des antiquités. Au souci collectif, au projet de société succèdent le chacun pour soi et l’égoïsme absolu. Imaginons que cette logique s’étende progressivement à l’ensemble de nos existences, que resterait-il de gratuit, que resterait-il de désintéressé ? Le capitalisme a trouvé comment accroitre la soumission volontaire à la seule logique marchande. Cette économie collaborative fait de chacun à chaque instant un homo economicus n’ayant en tête que la maximisation de son profit et la minimisation de ses couts. Ce prosommateur est aussi un anti-usager des services publics donc un « ennemi du peuple » puisque les biens communs constituent toujours sa première richesse. Le capitalisme pourrit un peu plus nos vies et nos têtes sous prétexte de développer l’empowerment du consommateur c’est-à-dire son pouvoir d’agir en bon… capitaliste. L’ubérisation de la société est une façon d’apprendre à chacun qu’il possède beaucoup de choses qu’il pourrait lui aussi transformer en marchandises, que ce soit une place dans sa voiture, un lit disponible dans son appartement, un coin de sa cave ou de son garage, des fruits et des légumes qui poussent dans son jardin, etc. Face au manque de places de stationnement dans les grandes villes, des plateformes vendent même de l’information sur les places de parking qui vont se libérer, etc. On explique que le pactole que représenteraient les 70 objets que les ménages conservent en moyenne sans les utiliser serait de 12 milliards d’euros… Ce gisement de croissance pourrait être exploité (sic) faute de garantir à chacun un revenu.

Avec le chacun pour soi s’annonce aussi la fin programmée des services publics. Les libéraux qui cherchaient depuis des années la solution royale pour assécher les finances publiques ont trouvé une nouvelle recette avec l’économie collaborative ! L’ubérisation dans le domaine du tourisme représente en Espagne un manque à gagner fiscal du tiers des recettes du fait de la non-perception des taxes de séjour.

Ce secteur n’est pas anticapitalisme mais obéit de façon caricaturale aux logiques de spéculation, de spécialisation, de concentration, de marchandisation galopante.

Cette pseudo économie collaborative est le terrain de chasse des start-up, des fonds d’investissement, des business angels, des grandes multinationales. Amazone remplace les librairies, E-bay les salles de vente, Apple les disquaires, Facebook est devenu le courtier du lien social et Youtube celui de tout ce qui peut se filmer. 9000 start-up régissent ce nouveau marché chiffré aujourd’hui à 15 milliards de dollars mais estimé à 335 milliards de dollars d’ici 2025. Les profits des gros sont énormes : La plateforme Airbnb est valorisée à plus de 18 milliards d’euros, Blablacar a levé 80 milliards d’euros pour investir de nouveaux marchés en Turquie, en Inde, en Russie. La SNCF vient de lancer sa propre plateforme IDVRoom pour concurrencer Blablacar, la chaine hôtelière Hyatt voit son futur du côté de la location d’appartements, Citroën mise sur Ouicar, des grands assureurs (Macif, Maif) investissent ce domaine, Leroy-Merlin, Decathlon, Mr Bricolage se sont lancés dans la vente de produits d’occasion, etc. Les beaux discours sur « redonner un sens à la consommation », « préserver l’écosystème en partageant et allongeant le cycle de vie des produits » sont des leurres. Le rapport du gouvernement le dit clairement : « les pratiques de consommation collaborative ne traduisent pas un rejet du système mais plutôt une volonté d’optimiser leur pouvoir d’achat et de consommer « sur mesure ». »[1] .

 

Nous avons donc en tant qu’objecteurs de croissance de bonnes raisons de refuser l’ubérisation qui nous ronge comme un cancer sous couvert de proximité. L’ubérisation c’est déjà la casse du code du travail et des grands systèmes de protection sociale, c’est même la sortie du salariat mais une sortie par le bas. Jacques Attali promet ainsi une société sociale-libérale parfaite grâce à l’ubérisation : « C’est l’avenir, tous les travailleurs vont devenir intermittents. C’est l’ubérisation de la société, c’est la fin du salariat »… sauf « exception talentueuse » précise-t-il. La loi Macron n’a-t-elle pas été jusqu’à modifier l’article 2064 du Code Civil qui renvoie toute relation de travail au Code du travail pour ouvrir la possibilité de contrats civils commerciaux de gré à gré, belle façon de saper le principe même de l’ordre public. L’économie collaborative c’est aussi un recul des règles de sécurité et d’hygiène (quid des contraintes auxquelles sont soumis par exemple les restaurateurs ?). L’ubérisation c’est l’accentuation de la sphère de la marchandise au détriment de celle de la gratuité et des biens mixtes (services publics, secteur de l’ESS), c’est la pénétration encore plus forte de l’économi(sm)e au sein de nos existences. L’ubérisation développe et légitime des modes de vie qui sont ceux des bobos, elle entretient les illusions sur une fausse écologie oublieuse de l’effet rebond : voyager moins cher n’est pas plus écolo surtout si cela permet de le faire plus souvent.

Sous prétexte de système D… l’ubérisation fonctionne sur une logique individualiste (ce n’est pas parce qu’on co-voiture qu’on est moins individualiste).

L’ubérisation se veut branchée, sympa, libérée des contraintes du droit (droit du travail, droit fiscal, règles d’hygiène et de sécurité, etc), elle se revendique anarcho-capitaliste ou écolo-libertaire mais elle marque la naissance d’un nouvelle figure anthropologique, celle d’un individu toujours plus atomisé (sous prétexte de recréation d'un lien social), celle d’un individu qui collabore lui-même à l’extension du capitalisme qui le tue à petit feu.

 

 

 

  Scientologie / les méthodes : Un vieux combat toujours actuel

 

 

  

 

Paul Ariès invité de la Radio-Suisse Romande août 2015

La décroissance qu'est-ce que c'est ?

 

 

 

 

 

Bravo aux amiEs des Anonymous pour leur aide

 

 

Paul Ariès "grand témoin" au procès de Millau

 
José Bové Millau Juin 2000-Part 1 par fantomasie

http://dai.ly/xbtyqj

 

Pourquoi le film collectif "La possibilité d'être un humain ?"

 




 

 

Hommage à Théo Angélopoulos      Résultat de recherche d'images pour

Défendre le droit à la nostalgie et à l'Utopie !

 

 

Paul Ariès invité de l"émission "Jusqu'à la lune et retour" d'Aline Pailler

 

 

 

Un nouveau pacte des droits sociaux : sur la gratuité des services publics

Paul Aries sur France culture

 

Paul Ariès en débat avec Peter Ainsworth, ancien Ministre britannique de l'écologie

 


Décroissance: mirage ou alternative crédible? par liberation

 

Ralentir ? Débat entre Paul Ariès et Martine Billard

 


Forum Îl-de-France 2030 à Bobigny : Ralentir ? par RegionIledefrance 

 

 

Projet de loi portant création de la gratuité des services publics

 

 

 

 

 

 

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